mercredi 23 juin 2010

Jeune Diplômée !


Hier je me suis rendue dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, lieu majestueux si il en est, boucler un cycle que je m'étais défiée de réussir.
A presque 40 ans dont 15 d'exercices professionnels, l'énergie essorée par 3 rachats d'entreprises successifs, je me demandais bien si mes neurones fonctionnaient encore.
Je suis entrée impressionnée dans les salles de cours, en découvrant la qualité des universitaires, chercheurs, consultants et enseignants à l'INSEAD, Essec ou ailleurs chargés de mener ma promotion à bien jusqu'à la fin de ce Master de l'IAE de Paris et en me demandant bien comment j'allais y arriver.
Il m'a fallu du temps pour intégrer certaines matières et puis des kilomètres de livres...
Il y a eu aussi les nuits de travail en groupe, en salle, en skype et par téléphone, pour mener à bien nos travaux thématiques, des copinages et des engueulades, de bons repas pris dans les bistrots de la place Monge...
Et puis il y a eu les partiels, les premières notes et enfin le mémoire...
Hier donc je me suis trouvée dans cette salle spectaculaire, mon corps enseignants couvert de sa toge, toute 'jeune' diplômée avec mention Bien, sous le regard de Pascal, Descartes, Richelieu et quelques autres dont les sculptures géantes dominent 'l'orchestre', encore surprise du chemin réalisé.
Vous avais je déjà dit que Bidouille & Poucette sont nés au cours de ce chemin ?

Ensuite il y a eu le cocktail en haut d'un escalier gigantesque, sous un plafond à la Française d'au moins 10 mètres de haut...
Il était très bien, le cocktail. Très très bien même.

lundi 5 avril 2010

Cueillette, chasse et devinettes de Pâques

Samedi soir - tard dans la nuit - je suis allée comme chaque année semer des oeufs dans le jardin.
J'ai trouvé qu'il faisait froid, et je me demandais si il n'allait pas pleuvoir, j'y allais en trainant...
Dimanche à 8 heures 'pétantes' j'ai trouvé mes filles sur le pied de guerre, chaussées et habillées pour débouler dehors dans le froid venteux, armées de leur petit panier, partir à la chasse ramasser 'leurs oeufs'.
J'ai pris plaisir à les suivre et à les regarder courir et s'émerveiller d'en trouver autant.
Je n'ai plus regretté ma virée nocturne annuelle, dont je sais le temps compté.
Hier encore, Miss Leïla me disait que c'était bien dommage pour sa copine Loulou, qui lui venait de lui expliquer que sa mère à elle ne cachait jamais d'oeuf dans le jardin, seulement quand elle avait 1 an et depuis, plus jamais.
Je n'ai pas répondu préférant laisser en suspens l'idée que peut être que l'année prochaine son imagination l'emporterait sur sa raison et qu'elle choisirait d'y croire encore, de peur peut être que les oeufs ne disparaissent...
...Autre temps autre jour, nous avons profité de ce lundi bleu d'air printanier - pour participer à la chasse aux oeufs du chateau de Vincennes.
Faut il rappeler que les parisiens ont un vrai chateau fort au pied du métro ?
Voilà un parcours ludique et pédagogique qui peut prendre le relais de la cueillette des oeufs des 'petits' - et remplir de joie et d'aisance tous les apprentis chevaliers !
Les oeufs étaient ici la récompense d'un parcours rempli d'énigmes et pretexte d'une visite auto-guidée du chateau, de la prison au donjon, en passant par le chemin de ronde.
Le plaisir était conjugué par le fait de retrouver sur place et par hasard, des copains d'école croisés hier et de pouvoir réaliser le parcours à deux plutôt que seul, en partageant ses connaissances.
J'aime ma ville pour cette raison ci - sa densité en fait une vie de village où l'on se croise facilement...
Dans chaque lieu, à chaque place, on est chaque fois - presque - sûr d'y rencontrer des connaissance et pouvoir discuter - pendant que les enfants se retrouvent 'naturellement' et renouent comme si ils ne s'étaient jamais quittés...





jeudi 15 octobre 2009

Non, ma fille tu n'auras pas de chat

Julie vous le dirait aussi - au Maroc comme en Tunisie - les chats sont des chasseurs de rats des poubelles.
D'ailleurs eux aussi vivent dedans.
Dans les poubelles à ciel ouvert.
Les tunisiens n'ont pas ou peu d'animaux domestiques, n'aiment pas les chiens, sauf quelques bergers.
Les chats sont tolérés - dehors - grâce à leur réputation anti-rats.
Seulement, comme ils vivent dans la rue, ils sont rarement ou longtemps en bon état - écrasés, malades, ils ne sont aussi jamais stérilisés et donc parfois...plus en nombre que les rats.
Or cet été, Jacky avait découvert 3 mignons chatons d'une semaine, déposés là, dans un sac de poubelle.
Bah...oui dans un sac de poubelle, laissé là au milieu des ordures.
Jacky est une exception chez les tunisiens parce qu'elle élève des animaux chez elle - dans sa maison - elle monte même à cheval.
Recueillis chez elle, les chatons ont fait l'attraction des vacances. Nourris au biberon, frottés avec des brosses à dent (ça les aiderait à digérer !), caressés sans arrêt, ils ont été l'objet de pleins d'attentions de la part de mes chipies, surtout de ma Princesse Leïla.
Elle en parlait sans arrêt. Le matin en se réveillant, à la plage en se baignant, le soir en se couchant, la nuit en rêvant.Tellement que nous, les parents, on a fini par s'imaginer adopter un chaton.
Surtout celui qui passait des heures à sucer les doigts de Leïla.
Or donc nous nous sommes renseignés. Et là on a (pas trop) vite abandonné.
Immigrer pour un humain n'est déjà pas chose aisée, alors imaginez pour un chat né à l'étranger, même bien élevé...
La chose n'est pas impossible. Simplement, le temps de réaliser l'ensemble des démarches, l'animal sera adulte avant que d'être arrivé.
On a dû expliquer à Princesse Leïla que 'non, elle n'aurait pas de chat (tunisien)'.
...
Une fois rentré, le vague à l'âme continuait...alors on vient de se décider à adopter un chat français. Abandonné.
Kika aura 4 mois demain, on vient d'aller la chercher.
La maison en est déjà toute retournée et ma grande fille toute chamboulée.

et zut...moi qui ne voulait plus de contraintes...je me suis bien fait avoir...de mon plein gré.

mercredi 26 août 2009

Rentrer

Après avoir rangé 80 kgs de bagages, lancé 3 lessives, fait les courses pour un régiment affamé, classé le courrier, lancé le "grand Projet''...
je télécharge avec bonheur les photos des vacances et je m'arrête sur celle ci - de l'attente à l'aéroport avant de rentrer chez nous.
Il y a longtemps que je ne voyage plus léger (et seule) ouvrant un sac fourre-tout 30 mns avant le départ pour y jeter le juste-essentiel. Voyager est devenu moins synonyme de découverte que d'organisation.
Et je redoute les espaces saturés et la foule des grands départs en charter - dont je fais partie - multipliant les bousculades, les énervements et les risques aussi fantasmés que médiatisés.
Par exemple, j'ai la phobie de perdre mes filles, d'égarer ma chipounette qui aurait décidé de partir aux toilettes (mais lesquelles ?) en courant ou ma grande rêveuse hypnotisée par un rayon commercial ou pire encore, bien pire.
Alors - c'est un exercice que j'affectionne de temps à autre - j'utilise ces moments pour les habiller 'presque pareilles', en utilisant surtout des couleurs vives, privilégiant des vêtements confortables mais surtout pas standardisés - parce qu'allez expliquer à quiconque que votre enfant est habillé de jean, baskets et t-shirt bleu marine - et imaginez le chercher dans la foule au moment de l'enregistrement ou de l'embarquement - alors que là, il me suffi(rait) de montrer l'une pour expliquer que l'autre est habillée pareil mais plus petite ou plus grande et...
Et même que mon astuce me permet de me rassurer, alors même que cela n'arrivera jamais, The Papa et moi sommes bien trop anxieux organisés.
La preuve on est bien rentré pas vrai ?

mercredi 3 juin 2009

The loose Day

Il y a des matins où en se levant, on devine que la journée sera difficile. Rien qu'aux yeux glauques, déjà.
Quand la journée commence à 4h30 par Chipounette hurlant qu'elle a peur et qu'elle précise dès qu'on arrive dans la chambre qu'elle prend son doudou pour venir dans le lit des parents, on doute de finir correctement la nuit.
Effectivement, la 'vraie' journée démarre à 6h30 avec la même Chipounette demandant - très fort - près de l'oreille - 'Pourquoi on doit mourir ?'
...'Parce que sinon, il n'y aurait plus de place pour tout le monde'...'Maintenant chut'...
j'avais mobilisé mes seules neurones de la journée dans cette réponse.
Chipounette se tait - presque -avant d'expliquer que c'est le matin - que Bloom quand elle se transforme - elle a une chose autour du cou et un jupe qui fait comme ça alors que Stella, elle...'
je décide de me lever.
Au moment où j'ai les bras plein de linge mouillé, le livreur de courses - ma première commande en 3 mois - dépose une montagne de cartons.
Je fais l'erreur de le laisser partir avant de me rendre compte que le frais n'était pas le mien et que le mien...était absent.
Pendant que j'étais en ligne avec le service clients - mes princesses en profitent pour enchainer disputes sur disputes - Chipounette manquant de sommeil part en cris stridents à une vitesse record.
Les oreilles perçées, nous quittons la maison vaillamment pour les premières activités de la matinée.
Je ne sais pas pourquoi il m'a pris de laver - même à froid - les ballerines de danse de chipounette - toujours est il que pendant que je m'escrime à lui enfiler - tout en prenant conscience qu'elles ont rétréci - la banque choisit de m'appeler.
La banque - je précise - celle qui doit accompagner le grand projet dans son lancement et dont j'attends l'appel depuis juste 15 jours :
'Madame, nous sommes désolés, il y a eu un cafouillage sur votre dossier (j'aurais l'occasion de raconter une autre fois), il n'est pour l'instant toujours pas validé, nous allons faire le meilleur de nous même pour corriger cela au plus vite...'
Ben oui, ce serait bien. Parce que en attendant, voyez, je peux pas passer mes commandes pour mon activité, c'est gênant...' oui oui bien sûr...
Récupérant Chipounette, je récupérais également la conversation du matin 'tu sais maman, j'ai pas envie de mourir quand même'...'Tu sais maman, quand on sera adultes avec Leïla et que ce sera ton dernier jour, tu devras nous donner tout ce que tu as - les colliers, les bijoux...' j'essaie de suivre tout en me demandant ce qui lui fait penser à autant de 'détails' quand le téléphone sonne : 'Madame, je vous appelle je suis désolé, votre commande n'est pas encore partie, parce que le camion n'a pas pu tout embarquer, il était déjà bondé, la commande sera livrée avec 10 jours de retard...'
Il ne sert à rien de s'énerver. 'C'est juste que j'attends cette commande pour démarrer l'activité...'
Le déjeuner sera épique, Chipounette décidant au bout de 20 minutes de - oui - manger ses haricots - mais 1 par 1 - puis décider qu'ils ne sont pas bons et qu'elle préfère aller se reposer. 3 heures.
Je lui sais gré de reconnaitre son manque de sommeil tout en sachant qu'au réveil, ce sont des glaces qu'elle me réclamera.
Cela me permet de traiter mes autres appels de la journée - La Poste qui n'a que des solutions inconfortables à me proposer - Colissimo pré-affranchi à 7,3 euros l'unité - service d'affranchissement à domicile nécessitant une configuration PC (mais pas Mac) - un système de lettre max avec abonnement, etc...
Je rate l'appel d'un expert que je cherche à joindre depuis...des semaines pendant que mon développeur préféré m'annonce que le bug du site sera long à résoudre parce qu'il nécessite l'intervention d'américains pas motivés sur le sujet et disponibles avec 7 heures de décalage horaire...
C'est le moment que choisit Leïla pour attaquer sa répétition de flûte - fenêtres ouvertes - parce que sa copine et voisine Louison répétait son violon...les voisins sont toujours ravis d'avoir affaire à des amateurs, au 1er étage d'un centre ville...
En fin de journée, tout en pensant à mes partiels de la semaine prochaine aux jolis noms d''Analyse financière' et 'Marketing Sectoriel' que je n'ai pas encore révisés... je me dis que décidément il est prudent de ne pas annoncer de date de sortie officielle pour le grand projet.
Mes personnages sont quand même bien en chemin, et aux dernières nouvelles, bientôt arrivés.

mardi 26 mai 2009

Le temps est aux étourderies

La chaleur ça assomme, c'est bien connu. travailler la nuit aussi, notez bien.
et cumuler les deux conditions est à éviter.
Aujourd'hui il ne s'est rien passé que de très gentil : ma chipounette avait oublié sa veste à l'école, j'y suis passée en coup de vent avant d'aller chercher ma princesse à sa sortie de CE1.
En la voyant, j'ai bien remarqué que sur sa veste à elle au lieu de 'Leïla' il était écrit 'Livia' et aussi qu'il n'y avait pas de papillon brodé.
Lui ayant fait remarqué, c'est elle qui a couru dans sa classe faire l'échange avec son bien oublié.
C'est quand elle est ressortie - et seulement là - que je me suis rendue compte que j'avais oublié son goûter et ses affaires de solfège.
C'est que j'emmenais la miss directement au conservatoire - avec son voisin de classe et 'presque frère' Bento. Je les ai obligé à retourner chez nous et à dévorer leur gouter tout en marchant au pas cadencé.
Mes petits oublis auraient pû s'arrêter là mais cela aurait été sans répéter que j'ai oublié d'accompagner la petite souris dans la chambre de Leïla cette nuit, pour faire l'échange de sa 8e dent tombée contre une pièce de monnaie...'Maman, la petite souris n'est pas passé cette nuit !!' m'avait elle dit.
Heureusement que j'avais le dos tourné, ma grimace est restée oubliée...
Ce soir j'ai proposé à tout mon monde enthousiaste un pizza à commander - avant de me rendre compte mais un peu tard - que les pizzas préférées n'existaient pas le lundi...
cela me rappelle un peu une époque où femme (très) pressée - je lisais mes bulletins professionnels au petit déjeuner - il m'arrivait de ranger les papiers au frigo et d'arriver au bureau avec un sac rempli de pain et de petit pot de beurre...
...je crois bien que je vais essayer de concentrer mes quelques forces opérantes pour finaliser les dernières touches de mon Grand Projet...avant de vous le présenter :)

jeudi 7 mai 2009

ils viennent d'arriver...

...Camille, Yannis, Roxane, Jade, Swahili, Joseph, EloÏse, Arthur, Josh, Eyal, Alexandra, Thomas, Victoria, Hannah, Robin, Achille, Gabriel, Hanaa, Elisa, Manon, Agnès, Kiêm, Flavie, Apolline, Satya, Evanna, Lucile, Lise, Ansen, Capucine, Artémise, Arthur, Mathieu, Aryles, Lonny, Ilan, Naomi, Gaïanée, Christine, Juliette, Laure, Tamara, Alexandre, Mathis, Alexandre, Baptiste, Yaëlle, Shany, Elise, Sacha, Mina, Lison, Lucas, Kuôc, Daphné, Vianney, Yanni, Mathis, Adèle, Frédéric, Eliott et Sophie.
Ce sont les prénoms de tous les petits derniers nés dans ma cité le mois dernier.
Et parmi eux, celle que j'ai pris dans mes bras, avec un irrésistible plaisir...!

dimanche 3 mai 2009

Pas besoin de mixité à l'école ? (Billet d'humeur)

Eric Zemmour et Nadine de Rotschild m'énervent.
Hier soir, dans l'émission de France Télévisions censée démarrer à 22h30 depuis la disparition de la coupure pub - c'est à dire à 23 heures en réalité la chaine n'ayant plus les moyens de s'équiper d'horloge fonctionnant correctement - ils ont évoqué le non intérêt de la mixité à l'école.
d'après eux, la mixité à l'école ne sert rien, puisque les garçons et les filles ne jouent pas ensemble.
L'une disait qu'à 12 ans les filles étaient déjà matures et les garçons encore bêtas et que donc avant cet âge, il n'y avait aucun besoin de les faire se fréquenter (parce qu'avant 12 ans, il ne se passe rien ?). L'autre disait doctement 'qu'il avait observé (lui-même) le phénomène - sous entendre que le 'il' représentait à lui tout seul un volant statistiquement acceptable de la population
Passons sur les personnages sus nommés et leur posture favorite qui font leur notoriété.
Je ne ferais qu'évoquer les travaux publiés par une chercheuse qui a passé plusieurs années à étudier les cours de récréation. Sans pousser à la lecture d'essais à la lecture pas toujours palpitante - voici quelques faits énoncés par Julie Delalande :
si les enfants vont naturellement plutôt vers ceux de leur sexe, c'est leur participation au sein de groupes qui aide l'enfant à se construire socialement et favorise son intégration dans la société :
En maternelle comme en primaire, les groupes interagissent entre eux - entendez donc que les garçons et les filles s'échangent des rôles au cours de jeux. oh !
Certains de jeux sont importants et fréquents dans les groupes comme - les jeux de sable (construire, mélanger, filtrer, rendre boueux...) et jouer au papa et à la maman (on vous avait jamais dit ?!).
En primaire, les jeux mixtes sont représentés par les jeux de course du type chat perché et si les groupes sont souvent unisexes,
il y a là bien des interactions - les garçons 'embêtent' les filles qui leur 'courrent' après etc - vous n'en aviez jamais entendu parler ?!
Enfin, si avec le temps l'intérêt pour l'autre sexe diminue quelques années - cela s'explique par la période de latence sexuelle qui disparaitrait avec l'adolescence - mais ça c'est Freud et ses copains qui l'ont expliqué il y a déjà longtemps.
...
Quand à mes filles, je peux vous dire que Titouan vient voir ma chipounette tous les matins pour lui demander si elle va au goûter - comme lui - et si Leïla trouve Tim et Gabor énervants elle compte bien les inviter à son anniversaire, comme Tomy, parce qu'il l'avait trop fait rire à son dernier anniversaire.