mercredi 29 avril 2009

l'histoire de Lilas

Lilas était juste une marionnette à main - du moins pour moi.
Achetée au hasard d'un passage dans la Médina, il y a presque 2 ans, elle s'est installée dans la maison, discrètement.
Pourtant depuis, Lilas est devenu une célébrité, en tout cas à l'échelle de l'école de Leïla.
Parce que ma fille l'a amené régulièrement dans son cartable.
Pour la partager à la récrée de la cantine avec ses copines.
Parce que Lilas est faite en 'vrais' poils de chèvre angora.
Et qu'elle a l'air vivante, quand on la remue avec sa main dedans.
Et puis aussi que c'est tout doux, surtout quand on la fait glisser dans le cou.
A force de l'apporter - de la faire tourner entre chaque copine, 'tout le monde' s'est mis à la connaitre.
Si bien qu'un jour que Leïla pensant l'avoir perdu, faisait le tour des classes en demandant si quelqun avait vu 'Lilas', certains disaient 'la peluche blanche' ? 'Celle qui est toute douce' ? Même des CE2 ou des CM1, c'est dire si à l'école, on savait qui c'est.
En fait Lilas était tombée dans la doublure du manteau de Marion. Elle s'était cachée peut être ?
Leïla a même prété Lilas pour un soir ou deux à plusieurs copines.
Chez Marion, elle est allée dormir plusieurs fois.
Chez Marion, il y a un jeune chat. Un vrai.
Quand Calin - c'est le nom du vrai chat - a découvert Lilas - il l'a emporté avec lui dans un coin, lui a fait des calins, l'a léché attentivement, et puis s'est endormi contre elle.
Chaque fois que Manon reprenait Lilas dans son lit, Calin est venu la rechercher. Comme ça a duré toute la nuit, Manon n'a pas bien dormi.
Quand la maman de Marion m'a raconté ça, j'ai trouvé l'histoire trop mignonne. J'ai regardé Lilas différemment. Et j'ai pris conscience de l'importance que cet objet mascotte et transitionnel avait eu dans le groupe de copines de ma fille.
ET si j'offrais des Lilas à ses copines, peut être qu'elle perdrait toute son importance ? Du coup je n'ai pas osé le faire.

lundi 27 avril 2009

La lecture du dimanche après midi

Dernier jour de vacances sous la pluie, après midi calme avec rangements divers et variés à mon programme.
Une histoire de princesse en lecture 'repos' assurée en grande soeur à sa petite soeur, qui même fatiguée, se repose dans des positions quand même acrobatiques.
et tiens en passant, un dimanche assorti rose / kaki...

vendredi 24 avril 2009

Dans la forêt

Aussi tôt avons nous atterri sur Paris, aussitôt sommes nous reparties humer l'air de la forêt, cette fois redevenue bien verte, pour retrouver un tonton et des cousines en train d'essayer un nouvel équipement de campement tout neuf...
L'idée ?
Passer la nuit en lisière de forêt, tester le mode de vie qui constituera une partie du menu de l'été.
Une avant première, en somme.
Comment ça, il y a comme un air de militaire ? Pour le kaki, il faudra en parler à Quechua (Registred...)
Et puis c'est que cette année, on me dit qu'il y a trop de sangliers, pas assez à manger pour eux, et qu'ils s'approchent tout près...il vaut mieux s'en cacher...mais chut ! on ne l'a pas dit aux filles, ça risquerait de tout gâcher...
Comment ça, drôle d'idée ?

ça ira si il ne pleut pas trop tôt demain !

mardi 21 avril 2009

Le grand Projet

L'idée de ce grand projet est né il y a bien longtemps de mon envie de travailler avec le monde des dessinateurs.
Il y a plusieurs années que The papa avait eu - lui - le bonheur de travailler dans les dessins animés, et c'est comme ça que l'on avait rencontré de ces magiciens du crayon, qui entre deux animations travaillaient à leurs propres illustrations et Bds et dont certains sont devenus de vrais copains.
Je m'étais mis dans un coin de ma tête qu'un jour - moi aussi - je trouverais bien un moyen de participer de plus près à ce monde magique de la création graphique.
Cette fois, je crois bien que j'ai trouvé : mes Bidouille & Poucette virtuels vont se transformer en personnages pas encore tout à fait animés, mais quand même.
Je vais devenir leur maman Gepetto, eux un frère et une soeur, et les illustrateurs seront leur bonne fée bleue.
D'ici quelques semaines, si tout va bien.
Pourvu que mon nez ne s'allonge pas...

vendredi 17 avril 2009

Les fleurs de sable

Après quelques péripéties pour trouver des billets de dernière minute à un prix convenable, on a réussi à rejoindre notre région tunisienne de prédilection, celle qui nous permet de concilier le travail des grands et les vacances des petits...
Vite débarqués, on a couru saluer la plage comme des émigrants heureux d'être arrivés.
Et on l'a découverte abimée après trois jours de tempête - au dire des tunisiens - jonchée d'algues arrachées à la mer et de bois brisé.
Et c'est d'autant plus miraculeux d'avoir vu, pour la première fois - d'immenses fleurs couleur soleil ou lavande, former de jolies tâches colorées au dessus du tapis vert - si vert ! des seules plantes grasses supportant le sable et la brise de mer, tout en bord de plage.

Et dès le lendemain, récréation terminée, j'ai laissé mes filles avec leurs copains d'ici, pour me lancer dans le chantier de mon nouveau projet.
Un projet personnel, dont il faudra que je vous reparle...

lundi 13 avril 2009

sous le cerisier en fleurs

c'est sous l'immense merisier en fleurs que la récolte d'oeufs de cette année a été trouvé.
Il venait de pleuvoir, et ses pétales flottaient dans l'air avant de former un tapis blanc par terre et masquer le sol bitumé.
C'est un bel arbre malade, qui avait eu le temps de pousser de nombreuses dizaines d'années avant de se trouver emprisonné entre deux immeubles, à l'époque où - parait il le quartier non encore bati était une cerisaie.
Je le regarde tous les jours, et chaque fois je le trouve aussi beau que triste.
Un peu las d'être encore là. Sa pluie de fleurs fait penser à une tristesse infinie, de ne pouvoir régaler de ses fruits que quelques oiseaux perdus, au milieu de ces hommes ingrats de l'avoir autant isolé.

samedi 11 avril 2009

Dimanche de Pâques

Je reviens à l'instant d'aller 'vérifier' que l'atterrissage des œufs de Pâques dans le 'jardin' s'est bien déroulé.
C'est que certains sont restés accrochés dans les branches, grande innovation de l'année.
Ma grande princesse de bientôt 8 ans m'a certifié qu'ils seraient là demain et que la première mission du matin serait d'aller les ramasser.
Autant vous dire que je les avais oublié, les adultes de la maison venant aujourd'hui de se rendre compte que les réservations d'avion réalisées il y a deux mois maintenant - pour un décollage demain matin n'avaient pas été enregistrés - et que donc les valises et leurs accompagnateurs restaient en panne sèche en ce début de vacances.
Qu'à cela ne tienne, les oeufs seront donc sauvés de la pluie prévue pour demain pour être mis à l'abri dans des paniers bien intentionnés.
Et après on n'aura qu'à aller au cinéma en famille voir Ponyio sur la falaise tiens, histoire de se réconforter.

vendredi 10 avril 2009

A la clairefontaine en Concert


Bien malgré moi, j'accompagne et je pousse ma princesse Leïla à s'exercer à la flûte depuis la rentrée.
Malgré moi, parce que j'apprends à lire les notes en même temps qu'elle, et que je la suis plus que je ne la pousse - déjà.
Heureusement, depuis quelques mois, l'instrument s'accorde à peu près à la voix et s'exprime avec des sons entendables.
Ma princesse progresse et est arrivée à la fameuse mélodie d''A la Clairefontaine'...
Or donc, cette mélodie est prévue en duo d'instruments. Et Leïla a donc concocté avec sa copine-voisine Loulou de se produire devant un public de parents autour du célébrissime morceau.
Je pense qu'elles ont passé plus de temps à réaliser des tickets d'entrées gratuites qu'à répéter ensemble.
Toujours est il que lorsque regroupés dans la chambre de Loulou - nous parents - nous avons été convié à écouter religieusement nos filles - c'est à dire sans droit à faire de commentaires - on a quand même pû constater que leurs partitions ne s'accordaient pas.
L'une était en 'Fa' version clarinette et l'autre en 'La' version Flûte. Et elles jouaient ensemble la même partition, au lieu de compléter la mélodie...

Elles n'ont pas dû tout apprécié qu'on en fasse la remarque, et ont même menacé de ne plus nous distribuer d'entrées gratuites.
Comment dire ? ça ne m'aurait presque donné envie d'insister...mais elles avaient l'air trop motivées.
Quelque chose me dit qu'elles ne vont pas tarder à recommencer.
Leïla vient déjà d'en parler à son professeur tiens.

ahem.